Offre de thèse à Grenoble

Intitulé du sujet

 

Etude de l'impact physiologique d'une protéine synthétique élastique comme prothèse moléculaire dans les artériopathies liées aux altérations des fibres élastiques

 

Lieu de travail

Grenoble (La Tronche) - Auvergne-Rhône-Alpes - France

Champs scientifiques

  • Physiologie vasculaire
  • Pathologie vasculaire, vieillissement
  • Thérapie

Mots clés

mécanique artérielle, fibres élastiques, élastine, artères, cardiovasculaire, prothèse moléculaire, pharmacothérapie, hypoxie intermittente, vieillissement, déficience génétique, syndrome de Williams et Beuren, biotechnologie, matériaux

Description du projet de thèse :

Contexte scientifique : L'élastine est une protéine conférant sous sa forme fibreuse un comportement élastique aux tissus biologiques extensibles (derme, artères, alvéoles pulmonaires). C’est également une molécule de signalisation dans l'interaction cellule / matrice extracellulaire. Les fibres élastiques riches en élastine permettent aux parois des grosses artères de transformer le flux sanguin pulsatile éjecté par le cœur en un flux sanguin continu dans les artères périphériques (effet Windkessel). Les anomalies structurales et les dysfonctionnements des fibres élastiques sont fortement corrélés avec les effets délétères du vieillissement ainsi qu'à des pathologies telles que les sténoses artérielles (ex: syndrome de Williams et Beuren), les anévrismes (ex: syndrome de Marfan), l'hypertension ou l'hypertrophie cardiaque, qui ont de fortes répercussions sur la biomécanique artérielle et peuvent menacer l'intégrité du vaisseau.

Mis à part la chirurgie, il n'existe actuellement aucun traitement pour prévenir ou traiter toute perte d'élasticité. Il apparaît donc, d’un point de vue biomécanique, que l’introduction d’une entité apportant de l’élasticité dans la paroi artérielle serait l’action la plus triviale pour empêcher la rigidification des artères, mais cette solution reste actuellement limitée en raison de questions chimio-biologiques. Dans le projet ANR Arterylastic, auquel la thèse est liée, nous proposons de lever ce verrou technologique en utilisant une protéine élastique synthétique originale (SEP) récemment développée pour l'ingénierie cutanée.

Résumé du projet : L'objectif est de restaurer (ou du moins d'améliorer) la fonction et les propriétés mécaniques de l’artère de souris dans des conditions de dysfonctions vasculaires liées aux lésions des fibres élastiques, induites par : i) le vieillissement, ii) l'hypoxie intermittente ou iii) la déficience génétique en élastine. Ces différents modèles sont disponibles au laboratoire. L'objectif sera atteint si la SEP est correctement intégrée dans les fibres élastiques artérielles et si, au niveau fonctionnel, la SEP restaure l'élasticité de la paroi artérielle et les paramètres physiologiques dans les modèles animaux décrits ci-dessus. Dans cette thèse, nous évaluerons l'impact du traitement SEP sur les principaux paramètres physiologiques des souris (pression artérielle, ...), sur la structure artérielle et cardiaque (histologie, ..), ainsi que sur la réactivité et le comportement mécanique de segments d'artères (artériographie de pression, ...).

Il sera possible pour le candidat retenu d'effectuer des enseignements à l'Université Grenoble Alpes afin de compléter ses compétences.

Nature du financement

Contrat doctoral

Précisions sur le financement

ANR (Projet Arterylastic)

environ 1800 € / mois bruts (environ 1400 € / mois nets) pendant 3 ans

Présentation établissement et labo d'accueil

Université Grenoble Alpes

Laboratoire Hypoxie et PhysioPathologies cardiovasculaires et respiratoires (HP2)

La thèse se déroulera dans le cadre d'un projet plus large nommé Arterylastic, financé par l'ANR, combinant les approches pluridisciplinaires de trois laboratoires en France: LBTI - Laboratoire de Biologie Tissulaire et Ingénierie Thérapeutique (UMR5305 CNRS / UCBL1 Lyon – coordinateur du projet), HP2 –Hypoxie Physiopathologie Cardiovasculaire et Respiratoire (INSERM U1042 - Université Grenoble Alpes) et Sainbiose (au sein du Centre Ingénierie et Santé, CIS,  SAINBIOSE / INSERM U1059, Mines Saint-Etienne).

Le doctorant s'intégrera dans l'équipe du laboratoire HP2 et participera aux activités scientifiques de celui-ci. Des interactions avec les deux autres laboratoires partenaires du projet ANR Arterylastic seront fréquentes au cours de la thèse.

Site web :

https://hp2.univ-grenoble-alpes.fr/

Intitulé du doctorat

Biologie,

spécialité Physiologie - Physiopathologie - Pharmacologie

Pays d'obtention du doctorat

France

Etablissement délivrant le doctorat

Communauté Université Grenoble Alpes

Ecole doctorale

Ecole Doctorale Chimie et Sciences du Vivant (EDCSV )

Profil du candidat

Les candidats devront avoir une formation solide en physiologie cardiovasculaire, si possible en mécanique et/ou réactivité vasculaire, et avoir une expérience réussie en expérimentation animale en laboratoire. Une connaissance en physiopathologie ou sur les mécanismes du vieillissement serait un plus. Eléments à fournir : Lettre de motivation faisant en particulier état de la formation et de l'expérience du candidat en physiologie cardiovasculaire et expérimentation animale, CV et relevés de notes de L1, L2, L3, M1 et M2.

Contact :

Pr. Gilles Faury

gilles.faury@univ-grenoble-alpes.fr

Date limite de candidature

31/10/2018